10/07/2017

Qui sommes-nous? Infos pratiques.

                                    Les Après-Midi Culturels entament leur 42 ième saison.          logo amc fossion.jpg

Créés en octobre 1976 par Mme Yolande Deleu-Cools dans le but est de promouvoir la culture et l'éducation permanente par l'organisation de conférences et d'ateliers de lecture. 

Les Après-Midi Culturels sont ouverts à tous, quelles que soient les opinions politiques, philosophiques ou religieuses. Les ateliers de lecture proposent des analyses de livres. 

Les  AMC sont une association de fait  composée de bénévoles. Ils constituent l'assemblée générale qui se réunit une fois par an lors de la clôture des activités de la saison.

Informations pratiques 

Les activités ont lieu au Centre «Les Pléiades », 1 A, avenue du Capricorne (angle de l’avenue des Constellations) Woluwe-Saint-Lambert (1200 Bruxelles) le mardi de 14h à 16h00. 

Fermeture des portes à 14h00        Maximum de places 120. 

Bus 79 Arrêt Pléiades   Bus 80 Arrêt Carène 

Organisateur et responsable :  Jacques Bette   02/736 54 09   et    0486/119 775  amcwsl@yahoo.fr 

Informations ateliers de lecture : Agnés Fossion : 02/770 97 57

PAF : 6€ pas de réservation et pas d’abonnement                   

 

  

 

 

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09/07/2017

Liste des conférences de la saison 2017 * 2018

1    mardi 10 octobre 2017 :

La situation en République démocratique du Congo par Colette BRAECKMAN  Journaliste au Soir 

2   mardi 24 octobre 2017

Le Professeur Mitiku BELACHEW : Le  parcours étonnant d’un berger Ethiopien devenu en Belgique chirurgien de renommée internationale 

3   mardi 14 novembre 2017 

Pollution, climat … que nous apporte l’observation de la terre depuis l’espace

par Cathy CLERBAUX, chercheur au CNRS et au National Center for Atmospheric Research (USA) 

 4   mardi 28 novembre 2017

 Sébastien BACH : entre ciel et terre par Jean-Marc ONKELINX,  musicologue 

5   mardi 12 décembre 2017

Le Mémorial de Breendonk et le devoir de mémoire

par Olivier VAN DER WILT, conservateur du Mémorial 

6   mardi 9 janvier 2018

Les troubles de la vision dus à l' âge

Par le docteur Alexandra KOZIREFF, ophtalmologue – UCL  Saint-Luc 

7   mardi 23 janvier 2018 de 14 à 16 h.

Antoinette SPAAK : Témoin de l’Histoire et actrice de l’évolution de la Belgique. 

8   mardi 6 février 2018 de 14 à 16 h.

Anne Gruwez : Le juge d’instruction : son rôle, son indépendance mise à mal. 

9   mardi 20 février 2018 de 14 à 16 h.

Trump, potentiel facteur accélérateur de la désintégration européenne et  risque pour nos démocraties ? Guy Haarscher - Professeur émérite de philosophie de l'ULB 

10   mardi 6 mars 2018

Vitraux de feu et de lumière  par Chantal Verbiest : conférencière, philologue, guide culturelle et écrivaine.

12:05 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Conf. 10/10/17 : La situation en République démocratique du Congo par Colette BRAECKMAN

Un Président qui voudrait faire un 3° mandat. Une interminable crise politique. Des accords  non respectés. Un candidat à la présidence interdit de retour en RDC. Des élections présidentielles sans cesse reportées.

Colette Braeckman, journaliste au Soir, nous parlera de ce pays qu’elle connait si bien et dont elle dit aujourd’hui «  … qu’il ressemble de plus en plus à « une peau de  léopard » sur laquelle s’étendent des poches de violence, des zones de non-droit, où des acteurs multiples, parfois non identifiables, ont repris les armes » (in Le Soir 30/6/2017)

 Quel avenir pour la RDC ?

11:05 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Conf. 24/10/17 : Mitiku BELACHEV, parcours étonnant d’un berger éthiopien devenu en Belgique, chirurgien de renommée internationale

Des hauts plateaux d'Ethiopie aux blocs opératoires : témoignage d'un parcours atypique d'un homme au parcours exceptionnel.

 C’est lui qui a mis au point la technique de l’anneau gastrique utilisé aujourd’hui dans le monde entier. 

Fenêtre ouverte sur la tradition africaine et sur l'intégration en Belgique d'un étudiant africain. Comment s'investir et mettre ensuite ses capacités au service de son pays d'origine.

11:03 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Conf. 14/11/17 : Observer le climat sur la terre depuis l’espace par Cathy CLERBAUX, Chercheur

Pollution, climat … que nous apporte l’observation de la terre depuis l’espace par Cathy CLERBAUX, chercheur au CNRS et au National Center for Atmospheric Research (USA)

 La tête dans les étoiles, Cathy Clerbaux surveille l'atmosphère  et étudie l'évolution  de sa composition, à partir de données satellites.

  Elle coopère à la conception de futures missions embarquées à bord de satellites et dédiées à la surveillance du système climatique aux échelles locales et globales de la terre..

10:30 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Conf. 28/11/17 : J.S. Bach entre Ciel et Terre par Jean-Marc ONKELINX, musicologue

Membre le plus éminent d’une  famille  de musiciens la plus prolifique de l'histoire.  Johann Sebastian Bach était un virtuose de nombreux instruments ,le violon et l’alto, mais surtout la clavecin et l’orgue.

Jean-Sébastien Bach est, de nos jours, considéré comme un des plus grands compositeurs de tous les temps, si ce n'est comme le plus grand. Objet d'un culte étonnant chez les musiciens et les musicologues, parmi lesquels notre conférencier.

10:29 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Conf . 12/12/17 : Breendonk - le devoir de mémoire par O. VAN DE WILT, conservateur du Mémorial

Le Mémorial de Breendonk et le devoir de mémoire

Au début du XXe siècle, le besoin se fait sentir de créer une ligne de défense fortifiée afin de protéger le port et la ville d’Anvers. Elle sera  composée de 18 forts parmi lesquels celui de Breendonk.  En 1914, malgré une héroïque défense, le fort ne résistera pas.

C’est de là qu’en mai 1940, lors de l’invasion allemande, le roi Léopold III  s’adressera  au pays.

 Après la capitulation, le fort  sera transformé par l’occupant en Auffanglager, camp de passage avant la déportation vers les camps de concentration.

Nombreux sont ceux  qui n’en reviendront pas 

Afin qu’on ne les oublie pas et qu’on n’oublie pas, Breendonk deviendra un Mémorial.

 

 

10:26 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Conf. 9/1/18 : Les troubles de la vision dus à l’ âge par le Dct A KOZYREFF (UCL)

A un certain âge, la vue baisse. Dans de nombreux cas, des verres unifocaux ou progressifs permettent de résoudre le problème. D’autres pathologies demandent une  détection rapide qui permet de freiner, voire d’interrompre les pertes visuelles.

Les principales pathologies qui peuvent entraîner une perte de vision importante sont la cataracte (qui touche d’abord la vision de loin), la DMLA ( Macula -maladie de la rétine qui affecte la vision centrale)  et le glaucome (qui s’attaque au nerf optique).

Le docteur Kozireff, ophtalmologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc, fera un tour de toutes ces problématiques.

 

10:24 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Conf. 23/1/18 : Antoinette SPAAK Témoin de l’Histoire et actrice de l’évolution de la Belgique

 Il y a peu de personnes à qui on a envie de demander de retracer leurs parcours tant il a été riche. Antoinette Spaak en fait partie.

Elle a baigné dans la politique toute sa vie : sa grand-mère  Marie Janson fut la première femme parlementaire belge, et depuis toute jeune elle a suivi la carrière  de son  père Paul-Henri Spaak.  

La conversion de celui-ci aux idées fédéralistes à la fin de sa vie l’amena en politique. Elle devient  la première femme présidente de parti (au FDF) confrontée aux négociations qui ont remodelé la Belgique. 

Ministre d’Etat. Députée bruxelloise, députée européenne (l'Europe, une de ses autres passions) où elle côtoya une autre grande dame, Simone Veil alors Présidente du Parlement de Strasbourg avec laquelle elle se lia d’amitié. 

Retirée de la vie politique, elle nous livrera son regard  sur  l'avenir de la Belgique et de l’Europe.

 

10:21 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Conf. 6/2/18 : Anne GRUWEZ Juge d’instruction (Bxl) : son rôle, son indépendance mise à mal

Anne Gruwez, nous contera son quotidien en tant que Juge d’instruction à Bruxelles. 

Quel est le rôle et quelles sont les  prérogatives d’un Juge d’instruction ?  Quelle distinction entre Juge d’instruction et Substitut du Procureur du Roi  (Parquet) ? 

Pour l’opinion publique, le Juge d’instruction bénéficie d’une grande reconnaissance. Symbole d’indépendance et personnage clé dans certaines affaires qui ont marqué le pays. 

Pourtant, le ministre de la Justice voudrait bien supprimer cette fonction. Il préconise de confier l'enquête pénale uniquement au parquet estimant  que le Juge d'instruction cumule les fonctions "d'enquêteur et de juge" et ne peut donc  prétendre à une "parfaite neutralité".

Mais le parquet est-il lui plus indépendant ?

10:19 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Conf. 20/2/18 : Trump - Quels risques pour l'Europe et nos démocraties ? Guy HAARSCHER (Ulb)

Trump, potentiel facteur accélérateur de la désintégration européenne et  risque pour nos démocraties ?  par Guy Haarscher - Professeur émérite de philosophie de l'ULB. 

Personne n’imaginait qu’il deviendrait Président. Et pourtant … 

Personnage imprévisible, peu clair dans ses choix et par cela dangereux. Il souffle le chaud et le froid selon son humeur. Ses tweets inquiètent même ses partisans. Il n’hésite pas à s’en prendre à tous ceux qui le critiquent ou émettent des réserves sur son action. 

Alors Trump, danger pour l’Europe, pour nos démocraties, pour l’équilibre du monde ? 

10:14 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Conf. 6/3/18 : Les vitraux : de feu et de lumière par Chantal VERBIEST

 

Le vitrail est un art de feu et de lumière. Sa symbolique est riche et passionnante. Au moyen âge, il est en forme de labyrinthe, un rébus, un chemin de vie avec ses aléas, ses erreurs, ses allers-retours et ses émerveillements.

A l'époque contemporaine, les artistes retrouvent les secrets des maîtres d'antan qu'ils réinterprètent selon leur sensibilité pour nous livrer des œuvres d'une brûlante spiritualité. Dans tous les cas, les vitraux sont un hymne à la beauté et à la fragilité auquel on ne saurait rester insensible. 

Chantal Verbiest : conférencière, philologue, guide culturelle et écrivaine.

 

 

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08/07/2017

Liste des Ateliers de lecture

 Mardi 17 octobre 2017 à 14 h.

Jeanne BENAMEUR,  Otages intimes          Actes Sud             

Mardi 7  novembre 2017 à 14 h.

Laurent GAUDE  Ecoutez nos défaites               Actes Sud 

Mardi 21 novembre 2017 à 14 h.

Shlomo SAND   Comment j'ai cessé d'être juif            Flammarion

 Mardi 5 décembre 2017 à 14 h.

Leïla SLIMANI   Chanson douce                          Gallimard 

Mardi 16 janvier 2018 à 14 h.

Larry TREMBLAY    L’orangeraie                           La Table Ronde

Mardi  30 janvier 2018 à 14 h.

Metin ARDITI   L’enfant qui mesurait le monde  Grasset

Mardi 27 février 2018 à 14 h.

Philippe CLAUDEL   L’arbre du pays de Toraja.      Stock

Mardi 13 mars  2018 à 14 h.

Gaël FAYE       Petit pays.                                       Grasset

Mardi 27 mars  2018 à 14 h.

Michel SERRES         Rameaux                    éd. Le pommier 

Mardi 17 avril  2018 à 14 h.

Choix des livres

20:45 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Atel. 17/10/17 : Otages intimes par Jeanne Benameur

Lire un roman de Jeanne Benameur est, à coup sûr, un régal, une démarche bienfaisante. L’écriture est superbe, l’analyse psychologique des personnages finement ciselée.

Etienne, photographe de presse, revient de captivité, il a été retenu comme otage plusieurs mois durant. Il choisit de revenir dans les lieux de son enfance, un village où vit sa mère et où il retrouve les souvenirs d’une enfance et d’une jeunesse heureuses, rythmées par la musique à laquelle il s’adonnait avec Enzo et la jeune Jofranka. Etienne revient de loin. L’auteur l’accompagne avec délicatesse dans le difficile chemin de la reconquête de soi. Un récit magnifique sur l’attente, la libération, les retrouvailles avec les proches mais surtout avec soi-même, avec l’environnement (Il faut tout réapprendre, l’exercice des sens, par exemple), avec les amis qui ont évolué sans vous. Un livre apaisant, suspendu, qui prend son temps et invite le lecteur à faire sienne la question : quelle est la part d’otage en chacun de nous ? (Monique Sacré)

(Actes sud éditeur)

20:40 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Atel. 7/11/17 : Comment j'ai cessé d'être juif par Shlomo SAND

Attention cet atelier était initialement prévu le 21 novembre

Né en 1946, Shlomo Sand a passé les 2 premières années de sa vie en camps de réfugiés juifs polonais en Allemagne. Il grandit en Israël, pays qu'il aime profondément, où ses parents, juifs laïcs, ont émigré. Après la Guerre des Six Jours (1967) à laquelle il participe comme simple soldat, il milite dans l'extrême-gauche israélienne favorable à un État bi-national judéo-palestinien. Il achève ses études à Paris dans les années 70, où il soutient une maîtrise sur Jean Jaurès et une thèse sur Georges Sorel. Écrivain et historien spécialisé dans l'histoire contemporaine, il enseigne à l'université de Tel Aviv.

Sand a écrit plusieurs essais dérangeants, dont : L'invention du peuple juif (2008) dans lequel il démonte le mythe d'un exil du « peuple juif » en l'an 70, L'invention de la terre d'Israël (2009) dans lequel il déconstruit le droit historique des juifs sur la terre d'Israël, Comment j'ai cessé d'être juif, (2013), un texte court, de lecture aisée, dans lequel il s'interroge une fois de plus sur la judéité (d' essence immuable et monolithique - conception défendue par Israël qui fait de Hitler le vainqueur moral de la deuxième guerre mondiale) Sand dénonce l’État d'Israël pour ses positions ethnocentristes et ouvertement racistes  (ses lois constitutionnelles le définissent comme l'État des Juifs du monde entier, faisant des 25% de sa population non-juive des citoyens de second rang) et pour l'utilisation politique qu'il fait de la Shoah (à fin de justifier sa politique de colonisation, occupation et spoliation de son voisin palestinien depuis 50 ans).

Son statut de juif l'associant à une entreprise qu'il condamne, face au refus de son gouvernement de lui octroyer la nationalité israélienne plutôt que juive, supportant encore plus mal d'apparaître auprès du reste du monde comme membre d'un club d'élus, je souhaite démissionner et cesser de me considérer comme juif... Un cri politique salutaire, rarement entendu du côté d'une domination                  (ACCornet) (, Flammarion, coll. Champs actuels

20:37 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Atel.21/11/17 : Ecoutez nos défaites par Laurent GAUDE

Attention cet atelier était initialement prévu le 7 novembre

L’auteur :  romancier français, est né en 1972, nouvelliste, dramaturge, prix Goncourt en 2004 pour Le soleil des scorta.

Le thème : L’Histoire a beau démontrer les horreurs de la guerre, et les générations successives ont beau répéter « Plus jamais ça », l'orgueil, la démesure et la violence emportent toujours les hommes.
Ce roman épique  parle des guerres qu’on pense avoir gagnées en ignorant qu’on s’est perdu : Guerre punique, de Sécession, de la France contre l’Etat islamique et de tout un chacun contre la mort. 

L’intrigue. se déroule au moment de la prise de Mossoul : Un agent du renseignement français, Assem  Ghraïeb, doit retrouver un ex-confrère américain, soupçonné de désertion et qui  inquiète la CIA, ne remporte aucune victoire lorsqu'il participe à l'assassinat du président libyen Kadhafi. Il accomplit une mission et sert sa patrie. La mission suivante est d'analyser si son homologue américain, qui a tué Ben Laden, est « récupérable » ou s'il doit être  neutralisé. Sa défaite est de ne trouver aucun sens aux missions urgentes qui lui enlèvent chaque fois un peu de son humanité.

L'Histoire d'hier rejoint celle d'aujourd'hui avec ses fracas, ses triomphes et ses erreurs.

Les Cinq personnages : principaux sont confrontés aux victoires et aux défaites 

Hannibal, guerroyant et gagnant ses batailles contre les Romains pendant plus de vingt ans, rencontre la défaite et la trahison dans ses alliances avec le vainqueur.
Ulysses Grant gagne la guerre civile américaine. Sa défaite a été de garder le surnom de « boucher » pour le restant de ses jours.

Haïlé Sélassié sait que son armée, abandonnée par les grandes puissances, ne résistera pas à la mitraille implacable des Italiens de Mussolini. Sa défaite a été sanctionnée par l'exil.

Mariam, l'archéologue Irakienne au service de l'Unesco, anéantie par les dynamitages des trésors des anciennes civilisations. Sa défaite est sa rupture sentimentale et l'annonce de la maladie.

 

L’écriture : La force de Laurent Gaudé réside dans l'illustration des états d'âme de ses personnages. Le questionnement lancinant au fil des pages accroît la réflexion, abolit les époques et les frontières, accélère la dynamique de l'action : Cette folie meurtrière s'arrêtera-t-elle?

Quelle victoire peut être revendiquée face à la mort de dizaines de milliers de personnes ? Comment continuer à vivre avec ces visions d'horreur et de peur ?
Sûrement une gageure que de mélanger ces différentes périodes de l'Histoire, de choisir les héros significatifs, vainqueurs et vaincus à la fois.  (Agnès Fossion).

 (Actes Sud éditeur)

 

19:28 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Atel. 5/12/17 : Chanson douce par Leïla Slimani

Leïla Slimani est née à Rabat en 1981. Arrivée à Paris à l’âge de 18 ans, elle a poursuivi des études à Sciences-Po notamment. Chanson douce est paru en 2016 en même temps qu’un recueil d’articles publiés dans la presse et rassemblés sous le titre :Le diable est dans les détails.

Le roman est la transposition dans le XXe arrondissement parisien d’un glaçant fait divers new-yorkais datant de 2012 : le meurtre de deux enfants en bas âge par leur nounou jusque là au-dessus de tout soupçon. Dès les premiers mots, le lecteur est fixé, deux enfants sont morts. Qui ? Pourquoi ? L’auteur entreprend de tirer les fils de ce drame avec une rare virtuosité : celle de l’écriture froide, contenue, celle de la construction tirée au cordeau. On ne connaîtra pas les raisons profondes du geste de la meurtrière mais on comprendra que tout s’est vécu dans un non-dit mortifère, que personne n’est tout à fait noir, ni tout à fait blanc. Ce livre met l’accent sur les barrières qui s’érigent entre les classes sociales et qu’il est difficile de franchir malgré le bon vouloir. Il montre aussi l’aveuglement social d’une part, les frustrations, le sentiment d’humiliation d’autre part de même que les subtiles dérives qui peuvent s’immiscer dans les relations humaines.  (Monique Sacré)

(Gallimard éditeur)

19:24 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Atel. 16/1/18 : L'orangeraie par Larry Tremblay

Cet auteur canadien né en 1954 a produit de nombreuses œuvres et reçut de nombreux prix. Outre une trentaine d’œuvres théâtrales, il a publié des romans, des essais, de la poésie. L’orangeraie a paru chez Alto en 2013 puis à la table Ronde en 2015.

Sans nommer de pays, l’auteur situe le récit dans un décor qui évoque les paysages du Proche ou du Moyen-Orient. Les jumeaux Aziz et Ahmed vivent à l’ombre de l’orangeraie familiale, une vie paisible jusqu’au jour où une bombe s’écrase sur la maison des grands-parents tuant ceux-ci. Le guerrier Soulayed suggère à la famille de venger son honneur, de répondre au sang versé par le sang. Il faut désigner celui des deux enfants qui portera la ceinture d’explosifs et tuera ainsi « l’ennemi ». Dilemme cornélien exacerbé par le fait que l’un des deux enfants est gravement malade. Qui choisir ? Tragédie pour les parents, tragédie pour les jumeaux si intimement liés. Comment vivre « l’après » ? Ce récit aborde la question du bien et du mal,  de la duplicité des seigneurs de guerre, de la parole qui délivre mais avant tout du sens de la mort, des relations avec l’au-delà. Un livre très fort sous- tendu par une écriture sobre empreinte de poésie. (MS)

(La Table Ronde éditeur)

15:59 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Atel. 30/1/18 : L’enfant qui mesurait le monde par Metin Arditi

 

Auteur ; Metin Arditi, romancier suisse d’origine turque, né à Ankara en 1945.

Envoyé spécial de l’UNESCO pour le dialogue interculturel, il accomplit de fréquents voyages en Israël et en Palestine, en Turquie et en Arménie.  A Genève, il préside la fondation Pôle Autisme.

Ecrivain, scientifique, homme d’affaires et mécène passionné de musique. Il présidera aussi l’Orchestre de la Suisse Romande.

Sujet. Metin Arditi signe une belle histoire d'amitié entre un architecte et un enfant autiste sur fond de crise grecque : Le contexte historique et sociologique est bien présent. Ici, la Grèce qui subit le mépris de l’Europe.

 Les personnages du roman semblent évoluer dans une Grèce éternelle ; théâtre, philosophie, mythologie,  traditions, croyances, arts, culture, côtoient la vie difficile des habitants de l’ile imaginaire :  Kalamaki, dévastée par la crise ; trois personnages, cabossés, vivent l’un près  de l’autre Le petit Yannis, muré dans son silence, mesure mille  choses, Maraki, sa mère, gagne sa vie en pêchant.  Eliot, qui a perdu sa fille, poursuit l’étude qu’elle avait entreprise.

 Un projet d’hôtel va mettre la population en émoi. Ne vaudrait-il pas mieux construire une école ?

Une question existentielle : faut-il sacrifier son âme et celle de son pays à l’argent ? Faut-il renoncer à son identité et à ses valeurs pour satisfaire aux contraintes de l’argent? Le tourisme doit- il primer sur la qualité de vie, la destruction des paysages… La philosophie et la sagesse doivent-elles s’effacer devant le luxe et les loisirs de masse ?

Des sujets graves que l’auteur aborde avec beaucoup de délicatesse et de poésie.  (Agnès Fossion)

(Grasset éditeur)

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Atel. 27/2/18 : L’arbre du pays de Toraja par Philippe Claudel

Philippe Claudel est né en 1962. Agrégé en Lettres modernes, il est l’auteur de plusieurs ouvrages qui ont retenu l’attention. (Les âmes grises, analysé en 2004). Egalement metteur en scène et enseignant en cinéma, il a signé plusieurs longs métrages.

L’arbre du pays Toraja met en scène un cinéaste quinquagénaire complètement déboussolé en apprenant qu’Eugène, son meilleur ami et producteur, est atteint d’un cancer. Quelques jours avant le décès de celui-ci, il lui raconte une coutume du pays Toraja (Indonésie) qui veut que lorsqu’un nouveau-né meurt son corps soit déposé dans le tronc d’un arbre participant ainsi à la croissance de l’arbre et à sa propre « élévation ». Le roman devient alors une méditation sur la mort, sur la vie du corps jusqu’à son vieillissement, thèmes qu’il cherche à illustrer à travers un projet de film. Il en discutera avec Elena, médecin dont il tombe amoureux. Il y a aussi Florence son ex épouse avec laquelle il est toujours en contact : deux beaux personnages féminins. Cette méditation se nourrit de nombreuses références littéraires, cinématographiques et musicales. Un livre poignant, riche  par la profondeur des thèmes développés, servi par une écriture limpide. (Monique Sacré)

( Stock éditeur)

15:42 Écrit par Jacques Bette | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Atel. 13/3/18 : Petit pays par Gaël Faye

Ce premier roman de Gaël Faye a été plébiscité dès sa parution. Né au Burundi en 1982, l’auteur est arrivé en France à l’âge de 13 ans, très bousculé par les événements qui ont déchiré le pays. Après ses études, il devient analyste financier à la City de Londres durant trois ans, il choisit de rentrer en France et se fait connaître à travers le rap. L’éditrice Catherine Nabokov l’encourage à se mettre à l’écriture. Ce sera « Petit pays ». Gaby, le personnage principal, raconte son enfance et la bande de copains avec lesquels il fait les 400 coups. Du haut de son enfance, le jeune garçon observe le monde autour de lui, le comportement des adultes. L’insouciance de l’enfance est bientôt ébranlée par la séparation des parents puis les bruits de guerre civile qui se profile et, en 1994, le drame du génocide rwandais. Tragédie et humour se mêlent dans ce récit fait de poésie et de légèreté. Jamais le roman ne décrit l’horreur du génocide mais il montre les répliques qu’un tel séisme laisse dans la vie. Une interrogation sur les tourments de l’enfance confrontée à des événements qui la dépassent, la perte de l’insouciance, la découverte identitaire, autant de thèmes qui sous-tendent le récit. (Monique Sacré)

(Grasset éditeur)

 

 

 

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Atel. 27/3/18 : Rameaux par Michel Serres

Né à Agen, en 1930, Michel Serres entre à l’École navale, puis à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm en 1952. Agrégation de philosophie en 1955 , sert ensuite comme officier de marine à la Marine nationale. Enseigne la philosophie à Clermont-Ferrand, Vincennes, Paris et aux USA , Stanford University…. Élu à l’Académie française en 1990.

M.Serres est l’auteur de très nombreux essais philosophiques et d’histoire des sciences, dont le Grand Récit , Hominescence, L’Incandescent, Rameaux, Récits d’humanisme, le contrat naturel… Le philosophe de la modernité n’appelle à rien de moins qu'un urgent changement de cap et une refondation du monde. Invisible aux yeux des institutions, celle-ci - pense-t-il - a déjà commencé sous la forme de multiples petites pousses. L’ouvrage de Serres est un beau portrait de la nouvelle humanité contemporaine,  Serres enchante le monde, avec cet optimisme, cette érudition et cette élégance lumineuses qui le caractérisent. Il est l’un des rares philosophes contemporains à proposer une vision du monde ouverte et optimiste, fondée sur une connaissance des humanités et des sciences. (Agnès Fossion)

(Le Pommier éditeur)

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